La salle des tortures

Bon alors, je ne vais pas faire semblant. J’avoue. J’ai zappé le « cette semaine » de la semaine dernière. Ca commence bien pour une nouvelle rubrique… Alors je crois qu’en fait je ne suis pas faite pour ce genre de rendez-vous trop sérieux. Ben oui, parce que si on a trop de retard, bam ! ca marche plus, on se retrouve décalé d’une semaine… Alors je pondrai peut-être un « cette semaine » de temps en temps… ou pas ;)

En réalité, entre le nombre de choses que j’ai envie de raconter ici et le temps dont je dispose, il y a un problème de compatibilité. Donc je propose de parler plutôt de ce qui me paraît le plus « urgent » (dans ma tête hein ! Pas besoin d’appeler George Clooney non plus ) dans les rares moments où je trouve le temps de le faire.

 

Mardi dernier, c’était le premier rendez-vous de contrôle de PetitCombattant à l’hôpital.

Passons sur l’impression bizarre de se retrouver à nouveau dans ses longs couloirs qu’on connait par coeur, de repasser devant la cafet où l’on a mangé mille fois mais qu’on a déjà l’impression de ne plus connaître… Pas désagréable, mais… étrange !

PetitCombattant, lui, il les connaît assez peu les couloirs car ce qu’il a vu pendant 5 mois, c’est surtout sa chambre stérile. Pas de mauvais, ni bons souvenirs pour lui donc. Il était juste excité de cette balade sortant de l’ordinaire.

Avant la consultation, PetitCombattant doit faire une prise de sang. On patiente donc à côté de la petite salle d’attente dédiée aux prélèvements. « A côté » pour deux raisons : d’une part, toutes les places étaient prises et nous n’avions donc pas d’autres choix que d’attendre dans le passage ; d’autre part, la salle d’attente étant bondée, elle était donc remplie de petits microbes (si si je les voyais flotter dans l’air, je vous jure !) qu’il fallait fuir.

PetitCombattant, fidèle à lui-même, était content comme tout de toucher à tout (vieux radiateur : génial, vitres crades : trop cool…) et de faire les cent pas dans le couloir. Heureusement pour lui, vu son jeune âge, il n’a eu aucune appréhension et la longue attente ne l’a pas stressé le moins du monde.

Ce qui n’était pas le cas des autres enfants. Et je les comprends ! Même pour moi qui n’allait pas me faire piquer, c’était angoissant… Oui, parce que toutes les dix minutes environ, la porte s’ouvrait. Un enfant était appelé. Il entrait, accompagné de son parent. La porte se refermait. Quelques secondes de silence. Puis des pleurs, des cris. A nouveau du silence. La porte qui se rouvre. Et l’enfant qui ressort les yeux rougis en se tenant le bras tel un membre mort, dans un mélange de fierté et de douleur durement ravalée. Et montent les murmures des autres enfants, avec la boule au ventre que je leur imagine. Et les encouragements des parents : « oui mais toi, tu es un grand, tu ne vas pas pleurer ».

L’angoisse, quoi.

Pour PetitCombattant, rien de tout ça. Pas de stress avant (merci l’innocence de ses onze mois). Pas de pleurs pendant le prélèvement (comme s’il ne s’était rien passé, genre « bof, allez y avec votre petite aiguille, j’ai connu bien pire que ça moi »). Pas de sortie théâtrale non plus (faudrait déjà qu’il apprenne à marcher ;)).

Le pire dans tout ça, c’est que PetitCombattant est passé en dernier. Outre le fait qu’on a attendu longtemps, il n’y avait plus personne dans la salle d’attente pour admirer nos sourires remplis de fierté quand on est ressorti ! Pfffff….

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Le rendez-vous avec l’hématologue s’est bien passé. PetitCombattant était bien content d’être ausculté. Il l’était tous les jours pendant l’hospitalisation, ça lui avait manqué ! Il a grossi et grandi (4 cm en 3 semaines… mmmh… je pencherai pour un problème de toise là quand même). Bref examen clinique normal.

Ce qui nous intéressait surtout, PapaCombattant et moi, c’était les résultats du bilan sanguin. On les a eu le soir par téléphone : RAS. On peut donc (essayer) de mettre nos angoisses de côté jusqu’au bilan du mois prochain !

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